Commentaire de la Loi 4

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Traité sur les 7 Rayons, tome IV,
pages 443 à 446 dans la version française.

LOI 4.

Dès le début, cette loi affirme l’un des paradoxes de l’enseignement occulte, à savoir que le bien et le mal ne sont qu’une seule et même chose, bien qu’ils soient inverses et qu’ils constituent les faces opposées de l’Unique Réalité.
Parce que l’homme EST une âme, et qu’il est spirituellement décidé à fonctionner comme une âme, il s’établit un état de friction entre l’âme et la personnalité. Cette friction est une cause majeure sinon LA cause majeure de toutes les maladies, ce qui donne la clé de l’expression «feu par friction», le troisième aspect de la «nature ardente» de Dieu, car «notre Dieu est un feu consumant (Deutéronome 4-24 et Hébreux XII-29)». On nous enseigne également que cette nature s’exprime par le feu électrique, par le feu solaire et par le feu par friction. J’ai longuement traité la question de ces trois feux dans Un traité sur le Feu Cosmique, et j’y avais fait allusion précédemment dans La Doctrine Secrète.
Cette loi précise que l’homme est divin et que, pour cette raison, son besoin de divinité provoque des résistances dans les véhicules d’expression. Ces résistances se localisent dans une région donnée du corps physique et produisent un point de friction. A son tour, cette friction produit un état ou une zone d’inflammation. Peut-être ces données fournissent-elles une nouvelle clé. Une clé au problème qui a causé tant de soucis dans les milieux métaphysiques: pourquoi les personnes évoluées, les guides spirituels, et les aspirants orientés vers la vie supérieure souffrent-ils si fréquemment de maux physiques? C’est probablement parce qu’ils en sont au stade où l’énergie de l’âme affluant par le corps physique rencontre dans ce corps une résistance d’une intensité correspondante. La friction provoquée est si intense qu’une maladie en résulte rapidement. Les disciples qui ont pris la 2° initiation ne sont pas dans ce cas. Le problème de leur mauvaise santé se résout autrement.

Reprenons cette 4° loi phrase par phrase, et essayons d’en analyser quelque peu la signification.

1. Les maladies, tant physiques que métaphysiques, ont leur racine dans le bien, le beau et le vrai.  Elles ne sont qu’un reflet déformé des possibilités divines.

Il a été démontré que la nature des maladies est essentiellement psychologique. Il existe cependant des maladies inhérentes non seulement à la résistance des corps subtils, mais aussi à celle du corps physique dense à l’impact des énergies supérieures. D’autres sont inhérentes à la matière ou substance planétaire de la Terre elle-même.  N’oublions pas que le corps physique est composé de cette matière.
Cette première clause de la 4° loi annonce que trois aspects de la divinité produisent des maladies. A la première lecture, cela paraît impossible, mais une étude plus approfondie révèle cette vérité fondamentale. Comment le bien, le beau et le vrai peuvent-ils causer une maladie quelconque? Nous allons examiner la question.

A/ Le Bien.
Qu’est-ce que le bien? N’est-ce pas l’expression de la volonté-de-bien? Et cette volonté- de- bien ne se traduit-elle pas ou ne devrait-elle pas se traduire sur le plan physique par ce que nous appelons la bonne volonté parmi les hommes?
L’âme cherche constamment sur son propre plan à se conformer au Plan qui met en œuvre la divine volonté-de-bien. N’est-il pas possible qu’elle essaye de contraindre sa triple expression (la personnalité triple: physique, émotionnelle et mentale) à exprimer la bonne volonté, lorsque cette personnalité en est arrivée au stade approprié de développement et qu’elle fonctionne activement? Mais la nature en forme n’est pas susceptible d’exprimer divinement les désirs. Elle résiste donc, ce qui provoque immédiatement une friction, et la maladie s’ensuit.
Une considération même sommaire des questions ci-dessus fait ressortir la probabilité que l’inclination de l’âme «vers le bien» puisse susciter une résistance sur le plan physique, et que le tourbillon ainsi engendré dans la conscience de l’homme puisse et doive provoquer des maladies. Bien des difficultés qui assaillent les personnes évoluées, les aspirants, et les disciples découlent de ce type de maladie. La «friction» produit chez eux une réaction secondaire et conduit aux états psychologiques que nous dénommons «dépression, complexe d’infériorité, et sentiment de faillite».
Cette source particulière de maladies, le Bien, affecte principalement les types mentaux.

B/ Le Beau.
Voilà un mot qui qualifie l’attrait, le désir de tous les hommes pour les objectifs qu’ils considèrent comme souhaitables dans la structure de leur vie et pour lesquels ils choisissent de lutter. Sous l’angle des aspects divins, le beau concerne la qualité de vie.
Dans le premier volume de ce Traité sur les Sept Rayons, nous avons défini l’ensemble esprit-âme-corps par les mots vie-qualité-apparence. La vie est l’énergie en expression de la divine volonté-de-bien. La qualité est l’énergie en expression de  l’âme, et cette énergie opère aujourd’hui principalement par la vie de désir. A tous les stades, les hommes sont décidés à détenir, posséder et jouir de tout ce qu’ils considèrent comme beau. La définition du «beau» et l’étendue des désirs humains diffèrent largement selon le degré d’évolution. Tout dépend de la conception de vie de celui qui désire et de la place qu’il occupe sur l’échelle de l’évolution.
A tout moment, la prédisposition d’un homme à la maladie est déterminée par son incapacité à atteindre ce qu’il considère comme «le beau», par suite de la friction interne qui se produit. Au point de développement actuel de la race, la majorité des gens sont happés par la maladie par suite de la friction résultant de leurs efforts pour atteindre «le beau». Ces efforts sont rendus obligatoires par la poussée de l’évolution, parce que les hommes SONT des âmes et sont soumis à l’influence de la qualité du deuxième aspect divin, ou Deuxième Rayon d’Amour-Sagesse.

C/ Le Vrai.
On a dit que le vrai ou la vérité sont constitués par la plus grande friction d’expression divine qu’un homme puisse mettre en œuvre au degré d’évolution où il est parvenu et à un stade quelconque de son histoire en incarnation. Cette expression de la vérité présuppose que, à l’arrière plan de ce que l’homme parvient à exprimer, il existe de grandes ressources qu’il est incapable de manifester. Son âme pourtant a constamment conscience de ces ressources. L’homme est donc incapable de vivre selon l’idéal le plus élevé que son niveau particulier lui permet de concevoir, et dont il se rend compte à ses meilleurs moments de lucidité. Il en résulte inévitablement un point de friction, même si l’intéressé en est inconscient.
Les rhumatismes sont l’une des manifestations majeures de cette friction spéciale et de cet état de maladie. Ils sont fort répandus de nos jours et l’ont été depuis des siècles. La médecine orthodoxe ne leur attribue encore aucune cause vérifiable, bien qu’elle formule de nombreuses spéculations et conclusions  à leur sujet. Les rhumatismes s’attaquent primordialement à la structure osseuse et résultent en réalité de ce que l’âme est incapable de produire une expression «du vrai» chez l’homme qui est son instrument dans les trois mondes. L’homme à son tour, si peu élevée que soit sa position sur l’échelle de l’évolution, est toujours conscient de l’inaccessible. Il éprouve constamment un besoin d’amélioration. Ce besoin n’est relié ni à l’expression de la volonté-de-bien ni au «beau», bien que l’homme puisse également en être conscient à un degré plus ou moins grand. Il se sent nettement relié à quelque chose de plus proche de l’idéal tel qu’il le perçoit sur le plan physique. Une friction s’établit, et une maladie s’ensuit.
Il est intéressant de noter que l’incapacité d’exprimer «le vrai» ou «d’être la vérité» est la cause réelle du décès des hommes qui n’ont pas atteint le stade de disciple et pas encore pris la première initiation. L’âme se fatigue de la réaction frictionnelle de son instrument et décide de mettre fin aux expériences de l’incarnation considérée. La mort survient donc comme résultat de la friction engendrée.

En étudiant ces idées, il faut se rappeler que:

a/ Le bien contrôle l’homme par le centre coronal, et la friction engendrée est due à l’inertie du centre coccygien, lequel contrôle l’expression du premier aspect divin chez l’homme par sa réaction réciproque avec le centre coronal. Cette réaction n’intervient que si l’homme a atteint le stade de disciple ou d’initié.
b/ Le beau contrôle l’homme par le centre cardiaque. La friction résulte de ce que le centre solaire ne parvient pas à réagir. Un état de friction s’installe donc. La fin de cet état et l ‘évocation d’une juste réaction dans le plexus solaire surviennent lorsque les forces du centre solaire sont élevées et mélangées avec l’énergie du centre cardiaque.
c/ Le vrai, en tant qu’expression du divin, trouve son point focal dans le centre laryngé. Les raisons de l’insuccès dans la réaction de la personnalité et de son incapacité à exprimer la vérité doivent être recherchées dans la relation du centre sacré avec le centre laryngé. En l’absence de cette relation, il se produit une friction. On ne peut réellement exprimer «le vrai» que si les forces du centre créateur inférieur au diaphragme ont été élevées jusqu ‘au centre créateur laryngé. Alors «la Parole (le Verbe)», qui est essentiellement l’homme, «sera faite chair», et l’on verra enfin sur le plan physique une véritable expression de l’âme.

2. L’âme contrecarrée, qui recherche la pleine expression de quelque caractéristique divine ou réalité spirituelle, etc.

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