Le revenu d’existence

il n’y a aucun avenir possible pour aucun peuple si ses enfants meurent de faim ou ne disposent pas de la liberté financière nécessaire à leur épanouissement,
depuis 1789, un projet est sur la table de l’assemblée nationale en France et de nombreux économistes et hommes politiques lui ont apporté leur soutien, c’est celui du revenu citoyen, appelé aussi revenu universel ou salaire de vie ou revenu d’existence,
dans des sociétés où le travail est de plus en plus aléatoire, ce sujet doit devenir prioritaire et il est du devoir de l’Europe de s’y intéresser,
voici, pour ceux qui, encore, n’auraient pas étudié cette question, une mini-conférence de 8 minutes sur le sujet, que votre réflexion soit douce mais rapide, car de plus en plus d’hommes réclament économiquement vos solutions,


Le revenu d’existence.

Le revenu d’existence est un des noms donnés à une manifestation possible de l’abondance naturelle dans la vie de chaque individu. C’est une allocation universelle attribuée à chaque personne, à chaque homme, à chaque femme, à chaque enfant venant au monde sur la Terre, depuis le début de sa vie jusqu’à la fin. Ce n’est donc plus un revenu qui rémunère le temps passé dans tel ou tel type de travail, ou tel type de travail lui-même ou tel type de classe sociale, c’est un revenu qui rémunère la vie même. C’est une manière de rendre effectif l’Art.25 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, qui énonce que chaque homme doit disposer de moyens suffisants pour se nourrir, se loger, se vêtir, se laver aussi c’est important, pour se soigner en cas de besoin, l’art.26 ajoute: pour s’instruire, et puisqu’on reconnaît maintenant que les hommes ont besoin de se reposer et de se distraire, j’ajouterai un art.26 bis pour les loisirs de base, les voyages, les périodes de réflexion ou de remise en question…

On peut ranger les différentes questions posées par l’abord de ce programme dans trois grands tiroirs qu’on va ouvrir ici rapidement.

La première boîte parle évidemment des objectifs à atteindre parce qu’on admet en général que ça va être difficile d’y arriver pour toute la planète d’un seul coup, et la deuxième parle des moyens de financement.Mais parlons tout de suite de la troisième boîte, ou chapitre, qui est plus curieuse parce qu’elle contient toutes les réponses aux objections qu’on nous oppose quand on commence à parler du revenu d’existence. Elles sont nombreuses et de toutes sortes. Voyez par exemple ce petit bonhomme, là, qui pose ses petits poings sur ses hanches et qui ricane en disant: « Ah ça! Ben si on commence à payer les hommes à ne rien faire, pour sûr qu’i vont s’arrêter d’ travailler! »

Voyez que ça n’a rien à voir avec l’économie proprement dite, c’est de l’ordre de la psychologie, de la culture, de la tradition. Il y a de la matière à discuter pour tout le monde, ce qui est normal ou compréhensible si on considère ce que représente le revenu d’existence, vraiment. 

A l’heure actuelle, dans nos sociétés démocratiques, on nous fait croire habituellement que les hommes doivent se débrouiller individuellement pour subvenir à leurs besoins et on leur propose pour y parvenir, quand on leur propose, des activités qui sont régentées par les instances administratives ou gouvernementales. Le revenu d’existence est une révolution, c’est un nouveau contrat social car il propose de considérer les besoins d’une manière collective et de permettre ainsi à l’homme, par la liberté financière qui en découle, de s’épanouir librement dans l’activité de son choix. C’est une remise en question complète des attitudes mentales stéréotypées, car on va ainsi donner de l’argent aux femmes afghanes, on va en donner aux prêtres catholiques, qui n’auront donc plus auccune raison de ne pas se marier, soit dit en passant, et on va en donner non seulement aux hommes, aux femmes et aux enfants mais aussi aux riches, on va donner de l’argent aux riches! 


Le premier tiroir parlait des objectifs. Par quoi est-ce qu’on va commencer? On ne va pas traiter toutes les questions d’un coup, mais si je peux seulement en poser quelques unes, ce sera déjà beaucoup:

doit-on obligatoirement penser le revenu d’existence mondialement, ou peut-on le penser comme une expérience locale, française, voire européenne, ou même le penser pour une ville ou une communauté?

peut-on demander un service minimum en échange du revenu d’existence, pour assurer le ramassage des poubelles par exemple, ou doit-il au contraire être absolument inconditionnel, ce qui demanderait alors sans doute d’ajouter une charte des responsabilités à la charte des droits qui existe déjà actuellement?

Le revenu d’existence remplace-t-il les revenus minima existants, ou est-ce une autre chose qui vient s’y ajouter? Ceci est pour Yoland Bresson, qui est président de l’association francçaise pour l’instauration du revenu d’existence (A.I.R.E.), une question fondamentale.


Quant au deuxième chapitre, il parlait des moyens de financement.

Pour le mouvement Attac, il s’agissait ici de parler de la taxe Tobin, taxe sur les flux monétaires internationaux dont le montant est évalué à environ 2000 milliards d’euros par jour. 

A ceux qui pensent que l’idée même du revenu d’existence est utopique et non réalisable, car il existe des utopies réalisables, sachez-le aussi, vous pouvez faire remarquer simplement ceci: un seul petit pour cent de cette masse monétaire représente 20 milliards d’euros par jour, ce qui est plus qu’il n’en faut et de loin pour donner un euro par jour à tout le monde et assurer la gestion de l’entreprise. Or, un euro par jour, c’est ce qui est suffisant à tous ceux qui habitent le tiers monde pour subsister pendant une journée. Cette mesure, à elle seule, en donnant à tous les hommes qui sont contraints de chercher leur nourriture chaque jour, en leur donnant tout le temps qu’ils y consacrent, dégagerait pour toute l’humanité une énergie considérable, et cette mesure qui ne dépend que du G8 et des principales places financières, pourrait s’appliquer très facilement et immédiatement.

Autre proposition: si les hommes qui aiment le profit entendent dire que le partage est encore plus rentable que le simple profit, alors ils vont se précipiter à vos portes pour comprendre ce principe divin. Expliquez-leur que s’ils donnent 10% de leurs revenus pour subventionner le revenu d’existence de tous, ils feront avec les sommes allouées des bénéfices considérables. Prenez l’exemple de E.T. qui rapportait à Steven Spielberg cinq millions de dollars par jour au moment de sa sortie, alors que seulement 10% pour cent de la population a vu son film. S’il aide à donner à tout le monde la possibilité d’aller voir son film, il va au moins doubler ses revenus en donnant seulement 10% de ce qu’il a gagné jusqu’ici. Rentabilité du processus: 10% de 5M$ = 500 000$ pour gagner au moins 5M$ de plus, c’est à dire 1000%. Minimum.

Il en est de même pour tous les restos du monde qui sont maintenant vides parce que plus personne n’a les moyens de se le payer, eh bien! Tout le monde pourrait manger et les salles seraient de nouveau pleines. Évidemment, il faudrait que les patrons comprennent que la nourriture végétarienne, c’est aussi bien, mais ce n’est pas un problème non plus… Et il en est de même évidemment pour tous les secteurs de la vie publique et économique,

ou encore: si on considère que plus de justice égal plus de paix, combien de temps faudra-t-il pour qu’on puisse puiser dans les caisses de la défense nationale pour alimenter le revenu d’existence?

Ou bien: pourquoi ne pas créer de la monnaie, ce qui serait une façon noble de rendre un peu de souveraineté monétaire aux états, qui l’ont perdue au profit des banques qui n’en ont plus d’ailleurs tellement non plus.


C’est en rêvant d’abord à la maison qu’on souhaite habiter qu’on arrive à en dessiner les plans et à la construire ensuite et cette société est la maison des hommes et personne ne rêvera à notre place. Le rêve est possible.
Et voilà même un autre mantra pour ce forum: le rêve est non seulement possible, mais il est obligatoire! Car rien n’a jamais été construit qui n’ait été auparavant rêvé par quelqu’un.

N’oubliez pas, encore une chose, que le gouvernement français a demandé une commission d’étude sur le sujet, et que si personne n’anime la conscience pendant tout le temps où cette commission va siéger, comment fera-t-elle pour seulement même y penser ?

Je vous aime infiniment, harmonie et pouvoir !

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